Men’s Fitness Australia – June 2017 | Health USA – June 2017 | Glamour USA – August 2017

Accueil / Société / News société / #StopSkirtingTheIssue, le hashtag pour ne plus ignorer les agressions sexuelles

© Istock
Société

#StopSkirtingTheIssue, le hashtag pour ne plus ignorer les agressions sexuelles

par Sarah Chekroun le 1 novembre 2017
78 partages

Une jeune anglaise s’est sentie violée lorsque des amis ont pris une photo du dessous de sa jupe. Elle a expliqué pourquoi il était important que les femmes rejoignent le mouvement #StopSkirtingTheIssue afin que cet acte soit reconnu comme illégal !

Après que deux hommes aient photographié ce qu’il y avait sous sa jupe, Gina Martin a décidé de ne pas se laisser faire et d’agir. La jeune femme a alors commencé à lancer une campagne pour que cet acte soit reconnu comme une infraction sexuelle. Désormais, elle collabore avec Eliza Hatch, créatrice de Cheer up Luv, et le site britannique Refinery29 afin de raconter les histoires de femmes qui ont vécu la même expérience qu’elle et encourager le gouvernement anglais à #StopSkirtingTheIssue c’est-à-dire d’"arrêter de contourner le problème".

"Je n'ai jamais pensé à le rapporter ou à le dire à qui que ce soit, mais quand j'y repense, ça m'a affecté.", explique Sophie, une écrivaine anglaise vivant à Leicester. Quand elle était âgée de 17 ans, elle et ses copines avaient l'habitude de sortir avec un groupe de skateurs. "Ils étaient très amusants et nous avons toujours passé un bon moment quand nous sommes sortis ensemble.", a-t-elle raconté.

Une nuit, le groupe d’amis était dans un club à Leicester. "Je suis montée à l'étage dans une autre salle de musique et j'ai cru voir un flash se déclencher derrière moi, je me suis retournée et j'ai vu deux gars avec un appareil photo.", a-t-elle poursuivi. Sophie n’a pas tardé à découvrir qu’ils avaient pris une photo du dessous de sa jupe. "Ils rigolaient tous comme si c'était drôle, même quelques-unes de mes copines le pensaient mais je me souviens d'avoir été vraiment choquée de voir à quel point c'était graphique à cause du flash.", a-t-elle expliqué.

Le groupe d’amis avait l'habitude de mettre des photos de leurs soirées sur des blogs ainsi sa première pensée était de savoir où se retrouverait la photo. "Je leur ai demandé de la supprimer et ils ont juste ri et ont haussé les épaules, ce n'était pas très grave pour eux. Je me souviens d'avoir fait preuve de jugement sur mon propre corps et c'est ce qui m'a vraiment bouleversé à l'époque. Je me sentais vraiment violée mais j'étais plus contrariée par la façon dont la photo me faisait paraître : je portais des collants et ma culotte était tordue, tout était si serré et c'était horrible.", a-t-elle avoué.

L’écrivain avoue qu’elle s’en veut de ne pas avoir vraiment réagi suite à cette agression et qu’elle a eu le sentiment de perdre le contrôle de son propre corps. "Je repense à beaucoup de choses qui se sont produites quand j'avais 16 ou 17 ans et je me suis dit : ‘À quoi pensais-tu en laissant les hommes te traiter comme ça ?’ Mais je suppose que ça fait partie du fait de grandir de réaliser ce qu’on vaut et que les hommes sont responsables de leurs actions, même s'ils disent que c'est juste une blague. Ça enlève de l'autonomie à une femme, c'est ce qui m'atteint vraiment, perdre le contrôle de mon corps, quand ça devait me déranger, m'a vraiment dérangé." a-t-elle révélé.

Maintenant qu’elle est plus âgée, elle a mûri et est devenue plus sage. Elle souhaite que les jeunes filles ainsi que toutes les femmes victimes d’agressions sexuelles osent réagir et surtout en parler. "Les filles devraient grandir en voyant que ce comportement n'est pas acceptable et que les gens peuvent être poursuivis en justice. Si ces conversations étaient plus évidentes, les filles auraient moins peur de s'exprimer.", a-t-elle conclu. Pour faire bouger les choses, Sophie a rejoint le mouvement #StopSkirtingTheIssue et appelle à signer une pétition pour que les photos du dessous des jupes des filles soient considérées comme un délit sexuel et soient rendus illégales.

A lire aussi : En Algérie, la vidéo d'une agression sexuelle secoue le pays

Pour suivre l'actu, abonnez-vous à la newsletter buzz

par Sarah Chekroun 78 partages

vous aimerez aussi

par la rédaction d'aufeminin
par la rédaction d'aufeminin
par la rédaction d'aufeminin
par la rédaction d'aufeminin
par la rédaction d'aufeminin
par la rédaction d'aufeminin
par la rédaction d'aufeminin
par la rédaction d'aufeminin