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Maman

Apprendre autrement : tout sur les écoles alternatives

par L'Equipe Aufeminin le 7 décembre 2017

Avec le boom du maternage, de plus en plus de parents souhaitent que leur enfant étudie dans une école à pédagogie particulière. C'est votre cas ? Pour vous aider à mieux comprendre ce que proposent les différentes écoles alternatives et choisir celle qui conviendra le mieux à votre enfant, voici un petit tour d’horizon de chacune d'entre elles...

Montessori, Steiner, Freinet, école à la maison... Les méthodes sont diverses mais ont toutes un point commun : pour chacune, l'enfant est unique et ne doit pas être noyé dans une masse ou suivre coûte que coûte un programme prédéfini. Au contraire, ses compétences et progrès sont l'objet d'une attention plus grande afin de lui offrir des activités et savoirs en adéquation avec ses capacités du moment.

Porquoi choisir une école alternative ?

Parce que vous avez envie d’une pédagogie qui sorte de l’ordinaire. Parce que votre expérience personnelle ou votre historique scolaire vous font préférer une école différente pour votre petit. Parce que vous vous sentez proche d’une de ces catégories :
> Les parents dits «maternants»
Il peuvent trouver l’école publique beaucoup trop sévère. La communication qu’ils jugent limitée et les cas de violence rapportés dans les médias ne leur donnent pas envie d’y inscrire la prunelle de leurs yeux. La pédagogie des écoles classiques peut en effet paraître brusque pour ceux qui pratiquent l’écoute active, et pour qui un simple refus pourrait entraver le développement de l’enfant.
> Les parents ouverts sur le monde
Pour eux, l’école ne laisserait pas assez de place à l’inventivité, à la créativité naturelle de l’enfant. Selon ces parents, elle brimerait les artistes en herbe par sa trop grande rigidité et ses contraintes non justifiées. Il n’y aurait pas de place pour la différence, qui serait sanctionnée.
> Les parents déçus par l’école publique
Certains ont perdu confiance dans l’école de leur enfance. Ils lui reprochent de prendre un chemin trop théorique, loin des préoccupations actuelles. Fabriquer les adultes de demain dans un contexte qui ne suit pas l’évolution de la société leur semble inapproprié. D’autres évoquent une trop grande infantilisation là où leur enfant serait autonome depuis bien longtemps. Les rythmes leur semblent inadaptés et les contenus trop académiques.

Quelles différences par rapport aux écoles classiques ?

Chaque école dite "alternative" a une spécificité bien à elle, qui fait sa renommée. Il y a toutefois des points communs à ces pédagogies différentes : l’enfant est unique. Il n’est pas perdu et étouffé dans la masse globale formée par les élèves de la classe. Considéré comme entité individuelle, il est stimulé et autorisé à sortir du moule.
Les enseignants et/ou éducateurs travaillent sur la personnalité de l’enfant. La liberté et la différence sont concrètement encouragées. La compétition n’est pas vécue comme une rivalité mais plus comme une émulation pour progresser.
Dans ces écoles alternatives, où l’on évoque volontiers l’apprentissage de la vie, le rythme du développement de l’élève est respecté et bien souvent les effectifs sont moins nombreux que dans les cursus classiques.

Les écoles Montessori

Avec 22 000 écoles disséminées dans 50 pays, la pédagogie héritée de Maria Montessori est la plus répandue dans le monde.
L’apprentissage est réparti en cycles : 3/6 et 6/9 ans. Il y a des écoles qui enseignent pour les 9/12 ans, mais elles sont plus rares.
> Concrètement ?
Les 5 sens sont mis à contribution pour la lecture, l’écriture ou le calcul. Les enfants palpent les lettres en relief : rugueuses et/ou de couleur différente en fonction des sons (consonnes/voyelles).
Laure, la maman d’Erwan, se souvient de l'apprentissage précoce du calcul : "Erwan l’a appris par la méthode des perles enfilées par dizaines. Il a d’abord commencé à visualiser et à toucher les nombres afin de comprendre les unités, les dizaines, les centaines. Puis petit à petit, il a fait le lien."
> Quels avantages ?
En classe, on présente plusieurs choix à l’enfant, qui opte lui-même pour les matières qui lui plaisent. Chacun suit son propre rythme. On peut y voir un petit dessiner à côté d’un autre qui apprend les additions. La seule contrainte étant qu’à la fin de chaque cycle, tous les enfants soient au même niveau.
L’essence même de cette pédagogie est d’accompagner et d’aider l’enfant, naturellement curieux et doué, dans sa quête de la découverte, sans la lui imposer et sans rien faire à sa place.
> Quels inconvénients ?
Le retour dans un cursus scolaire normal est parfois un peu difficile pour certains enfants.
De plus, en raison de son coût en France (minimum 5000 € par an), elle est réservée à une certaine catégorie de revenus.

Les écoles Waldorf-Steiner

Il existe seulement une vingtaine d’écoles Steiner en France et un peu moins d’un millier dans le monde. La pédagogie Steiner considère que l’apprentissage strict des savoirs est stérile. C’est pourquoi elle est basée sur l’épanouissement de l’enfant dans une relation affective.
> Concrètement ?
L’éducation se base sur des cycles qui vont de 7 en 7 ans. Chaque période correspond à un développement spécifique (perte de dents de lait, puberté, majorité). Une seule matière est enseignée pendant plusieurs semaines en fonction de celles des semaines précédentes. Les élèves conservent le même enseignant d’une année à l’autre, pendant quelques années de suite. Une place prépondérante est laissée aux activités artistiques et notamment à l’eurythmie : un type d’expression corporelle par la musique.Certaines écoles sont sous contrat avec l’état, et les frais de scolarité dépendent des revenus parentaux.
En général, aucune école ne dépasse 4000 € par an.
> Quels avantages ?
L’enseignement général prend en compte la dimension émotionnelle de l’enfant -sa confiance, son enthousiasme- plutôt que de favoriser la crainte, la rivalité et la concurrence. C’est pourquoi le redoublement n’est pas pratiqué, ni le saut de classe.
Hervé a passé toute sa scolarité dans une école Steiner et en parle avec passion : "L’anglais et l’allemand nous ont été enseignés dès le début, et chaque année, nous découvrions une autre école Steiner à l'étranger où nous allions en stage, et nous les invitions à notre tour. Indéniablement un enrichissement culturel qui marque notre éducation."
> Quels inconvénients ?
La pédagogie Steiner pratique officiellement l'anthroposophie. En associant une dimension spirituelle et religieuse à son enseignement, cette pédagogie irait à l'encontre des principes de l’école laïque. Elle a du mal à se débarrasser de l’étiquette sectaire qui lui colle à la peau.
Droit de réponse du 02/09/13 des Ecoles Steiner Waldorf :
"Les enseignents de nos écoles s'appuient sur es conseils de R.Steiner et n'enseignent en aucun cas l'antroposophie aux élèves. Nos écoles sont respectueuses de la liberté de pensée, s'interdisent d'inculquer une conception du monde spécifique mais valorisent une ouverture diversifiée sur la société.
Le ministère de l'Education nationale a démenti formellement les accusations de sectarisme le 24 juillet 2001 et confirme régulièrement cette position."

Les écoles Freinet

La technique Freinet, créée par un instituteur (Célestin Freinet) au siècle dernier, mise sur la liberté et l’égalité d’expression, y compris entre l’enseignant et l’élève.
> Concrètement ?
Il n’y a pas d’écoles privées à pédagogie Freinet, mais un enseignement basé sur ces méthodes. Dans la pratique, les cours sont les mêmes que dans les écoles de la République. Ils sont dispensés par des instituteurs/trices dans des écoles publiques.
Seule la méthode de travail diffère. Des projets pédagogiques sont mis en place, avec la collaboration des parents. Les élèves sont les créateurs et les responsables de ces projets, qui peuvent revêtir des formes aussi variées que la mise en place d’un potager ou la création d’un site Internet.
> Quels avantages ?
Les enfants et l’instituteur travaillent ensemble en décidant collectivement du programme du groupe, puis individuellement du projet de chacun. Il en résulte une confiance réciproque.
Les élèves s’instruisent sans contrainte et en fonction de leur désir d’apprendre. L’apprentissage se fait comme un jeu, par l’expérimentation et le tâtonnement. L’enfant y gagne une vraie self-estime puisqu’il a le droit de se tromper, mais qu’il finit par trouver sa propre erreur et s’auto-corrige.
L’élève se familiarise très vite avec les bases de la démocratie, par le biais de votes des lois/projets en lien avec sa classe. La technique Freinet abolit les sanctions et les punitions.
> Quels inconvénients ?
On pourrait craindre un éventuel désordre dans la classe, si l'enseignant n'arrive pas à gérer les débordements.

L'école à la maison

Sachant que ce n’est pas l’école mais l’éducation qui est obligatoire de 6 à 16 ans, l’école à la maison (ou instruction à la maison) rencontre de plus en plus d’adeptes.
> Concrètement ?
Il faut demander un certificat de radiation à l’école où l’enfant était suivi. L’un des parents (ou les deux) enseigne les matières contenues dans le programme de l’Education nationale. Une fois par an, il y a une visite du délégué de l'inspection académique accompagné d'un instituteur de primaire, qui vérifie que l’instruction dispensée est bien adaptée à l’âge de l’enfant et qu'il a acquis les connaissances nécessaires.
> Quels avantages ?
Le rythme, moins fatigant que celui imposé par l’Education nationale, permet à l’enfant de souffler davantage et de ne pas être épuisé à l’issue d’une journée d’école. Il a alors le temps et l’envie de s’intéresser à d’autres domaines que celui des enseignements obligatoires.
L’enfant n’est pas pris dans l’engrenage de la compétition qui pourrait supprimer son envie d’apprendre, mais plus dans une quête personnelle de l’apprentissage.
Jeanne, qui suit des cours par l’intermédiaire du CNED, le vit au quotidien. Elle accompagne régulièrement ses parents dans les musées, les expos... et passe énormément de temps avec ses grands-parents. Elle y a développé son sens artistique et une connaissance géographique et historique d’une finesse inhabituelle pour une enfant de 8 ans.
> Quels inconvénients ? L’enfant ne côtoie pas quotidiennement ses camarades, ce qui pourrait le frustrer si la sociabilisation de l'enfant n'est pas suffisamment prise en compte dans ce type d'instruction.

Les écoles parentales

A l’instar des crèches ou garderies parentales, quelques écoles parentales ont fait leur apparition sur le territoire national. Il s’agit d’écoles créées par des parents, qui s’occupent à tour de rôle de l’enseignement et de l’administration, tout en étant tenus de respecter le contenu de l’instruction obligatoire.
> Concrètement ?
Des parents décident ensemble de créer une structure enseignante. Ils louent des locaux et s’engagent à tour de rôle à apporter les enseignements élémentaires. N’étant contractuellement pas liées à l’Etat, ces structures sont assez libres du contenu de l’enseignement. En majorité, elles se calquent sur celui de l’Education nationale, en modifiant la forme de l’enseignement dispensé.
Les tarifs dépendent étroitement des statuts de l’école et des activités qui y sont liées. Ils sont à demander au cas par cas à chaque école parentale.
> Quels avantages ?
Les effectifs par classes sont réduits à moins d’une dizaine d’élèves, ce qui permet une plus grande attention envers chacun. Sans étiquette précise, les écoles peuvent mixer différentes pédagogies et enseigner d’une façon moins rigide qu’une école classique. L’instruction suit souvent un autre rythme, avec des matinées dédiées à l’enseignement classique par exemple et les après-midis à des ateliers. Cela peut aller de l’étude des arts plastiques jusqu’à l’école de la vie.
Dans une banlieue parisienne, une école primaire parentale met en place des ateliers variés qui allient des jeux de rôle de voyageurs à travers le monde à des mises en situation élémentaires telles que les achats dans les grandes surfaces.
> Quels inconvénients ?
Sans véritables contraintes, il peut y avoir des risques de dérives. C’est ce qui est arrivé à Nathalie et Xavier, parents de 4 enfants : "Nous étions impliqués à fond dans un projet d’école parentale que nous avons rejoint en cours de route. Trois mois nous ont suffi pour nous rendre compte que nous étions au cœur d’un enseignement uniquement religieux, voire sectaire. Nous avons vite pris la tangente. Nous avons toutefois prévenu l’Education nationale, même si ce projet parental n’avait aucun contrat avec l’Etat."

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