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Société

Des t-shirts tendances sont vendus à 2$, mais personne n'en veut. La raison vous laissera sans mots.

par Laurence-Emmanuelle Bédard le 4 avril 2015

Des chandails à 5$, des sacs à main stylés à 25$... Nous sommes toutes à la recherche des meilleures offres. Pour répondre à cette demande, des machines distributrices de chandails bon marché ont été placés dans les rues de Berlin. Qui dirait non à des prix si avantageux? Cependant, les acheteurs ont finalement choisi de ne pas se les procurer lorsqu'ils ont découvert leur provenance.

L'organisme à but non lucratif Fashion Revolution a créé en 2013 la première Journée de la "Révolution de la mode", un événement qui commémore l'effondrement du Rana Plaza à Dhaka, au Bangladesh. En 2012, plus de 1000 personnes travaillant dans l'usine à ce moment ont perdu la vie sous les décombres. Alors que de nombreux avertissements avaient été lancés concernant la précarité des structures du bâtiment qui menaçaient de s'effondrer à tout moment, ceux-ci n'ont jamais été entendus par les propriétaires de l'établissement. JC Penney, Benetton, Walmart et Joe Fresh sont des compagnies qui sous-traitaient leur production au Rana Plaza à ce moment. Les victimes de l'effondrement n'ont pas encore connu justice.

Le 23 avril dernier, des machines distributrices proposant des chandails bon marché aux passants ont été placés dans les rues de Berlin. Au moment de faire la transaction, un message sur la provenance des produits vendus à permis aux consommateurs d'être conscientisés quant à l'exploitation de la main-d'oeuvre bon marché dans les pays d'Asie du Sud. Au lieu d'acheter le bien, ils ont plutôt choisi de faire un don à l'organisme, qui ​demande une réforme de l'industrie de la mode.

« Nous ne demandons pas aux gens de boycotter leurs magasins préférés, nous devons changer l'industrie de la mode de l'intérieur en demandant aux marques et aux détaillants que nous aimons : Mais qui a fait mes vêtements ?" » explique la fondatrice du Fashion Day Revolution, Carry Somers. «Les consommateurs ne sont pas à la cause du problème, mais cela ne signifie pas que nous ne devrions pas faire partie de la solution», ajoute-t-elle.

La Révolution de la mode encourage les gens à prendre position et à signifier aux marques qu'elles doivent commencer à assumer la responsabilité de leurs actions. Pour en savoir plus, suivez le hashtag #fashrev sur les médias sociaux.

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